Vécu du confinement, par les résidents.

Ces derniers jours, Simone, auxiliaire de vie depuis de nombreuses années à la MRP ainsi que Noureddine, animateur, ont échangé avec les résidants afin qu’ils expriment leur point de vue par rapport au confinement et à cette période si particulière pour tous.

Vécu du confinement des résidents du A2 :

Les résidents évoquent de manière récurrente le fait « de ne pas pouvoir aller et venir, comme bon leur semble. »
Le fait également que le personnel porte de masques au quotidien « ne permet pas de voir les expressions  du visage.  »

Si les résidents ont bien conscience du virus, ils demandent « pourquoi on ne peut pas se réunir avec plus de personnes ».

Certains n’ont pas conscience de la présence du virus « mais ressentent bien que ce n’est pas comme d’habitude », en particulier « car les enfants viennent plus les voir ».

Des résidents on eu peur que leurs enfants ne souhaitent plus les voir, car, malgré les explications des membres du personnel, l’incompréhension était toujours bien présente et l’oubli parfois…

D’autres résidents sont plus réservés mais se sont adaptés, en recréant leur environnement et une organisation plus personnelle. Une forme de colère peut-être perceptible, pas en l’encontre de qui que ce soit, juste un ressenti comme une forme d’injustice.

Pour des résidents pour qui la vie en communauté pouvaient être parfois difficile à vivre au quotidien, ils se sentent en sécurité, avec les membre du personnel plus présents à leur côté, et leurs habitudes de vie (TV, lecture…).

Il en ressort que si les moyens de communication actuels ont pallié à l’absence des visites et au confinement, rien ne vaut la présence des familles, physiquement et surtout le plaisir de pouvoir sortir, aller marcher ou « prendre l’air  » dans le jardin, rencontrer les autres résidents, partager les repas en salle à manger, croiser « pleins de personnes qui ont toujours un petit mot pour vous ». …

Mme M a dit : « Je ne comprends pas pourquoi nous sommes toujours pas déconfinés », mais  l’espoir fait vivre ».